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Une chose est sûre, le Président Macron ne semble pas un fervent défenseur de l’immobilier. La première annonce dans ce sens aura été la conservation d’un ISF uniquement sur l’immobilier. Malgré le fait qu’il soit conscient des problématiques de logement en France, il est tiraillé entre le besoin d’augmenter l’offre de logement tout en préservant les prix de l’immobilier. Est-ce qu’il arrivera à trouver la solution de cette équation ? Dur challenge, là où la plupart de ses prédécesseurs ont échoué. Il se pourrait qu’il sacrifie une grande partie des aides d’Etat à travers la fin des dispositifs de défiscalisation immobilière.

Vers une régulation de marché nécessaire, mais complexe

Les aides fiscales accordées aux contribuables pour l’acquisition de logement neuf sont montrées du doigt comme étant le principal élément de hausse des prix de l’immobilier. Pour autant, il est difficile de résoudre le manque de logement en France sans ces subventions.

Qui de l’oeuf ou de la poule était là en premier

Qui dit locataires, dit propriétaires. Et c’est là tout l’enjeu des dispositifs de défiscalisation depuis de nombreuses années. L’Etat n’ayant plus les moyens de ses ambitions en terme de logements sociaux, il a été obligé de s’en remettre à l’investissement privé pour palier aux besoins croissant de logement en France. Les plus aisés font l’acquisition des murs d’immeuble afin de les donner en gérance à des bailleurs sociaux. Les autres se lancent dans des investissements Pinel pour faire profiter aux locataires de loyers inférieurs à ceux du marché.

Et l’écologie dans tout cela ?

Mais au delà de l’aspect du besoin de logement, il est important de comprendre qu’il existe un enjeu très fort en terme d’écologie qui pèse sur l’industrie de la construction. En 2014, 30% des émissions de particules fines en France proviennent du logement. Si cela vous semble énorme, je me suis fait la même réflexion. Dès lors, on comprend facilement que la rénovation des habitations anciennes ou la transformation du parc résidentiel en logement propre devient une priorité majeure. Mais comment procéder à tout cela sans mettre à mal la consommation des ménages. Ces derniers sont exsangues avec la hausse chronique de l’impôts en France depuis 2012.

Et si la fin des dispositifs de défiscalisation immobilière n’avait pas lieu…

Parce que les contribuables ne sont pas des philanthropes, il faudra bien trouver un moyen de soutenir l’activité immobilière pour les deux raisons évoquées plus haut.

La dure loi du marché : un manque d’offres entraine une augmentation des prix

Parce que l’on manque de logement en France, il faut soutenir la production de logement. Que l’on soit sur du neuf ou de la réhabilitation, la question sous jacente est de savoir quelle est la capacité d’absorption de cette nouvelle offre par les ménages. Doit on aller vers une augmentation du nombre de propriétaire de leur résidence principale comme sous l’ère de Président Sarkozy ? Faut-il encore augmenter le parc locatif ?

Pour un immobilier so’ green

Là ou la culpabilisation des ménages en terme d’écologie passe par leur voiture, on s’aperçoit que l’immobilier est le premier vecteur de pollution par les ménages. Alors contribuer à la rénovation du parc immobilier français relève d’un acte citoyen pour préserver la planète. Seriez-vous près à faire cet effort tout en vous enrichissant ?

La fiscalité au centre des débats et des attentions

Parce que la pierre et les terrains sont inamovibles, les gouvernements ont décidés de se lancer dans une course à la taxation. Que ce soit sur les droits de mutation à titre gratuit ou onéreux, l’imposition sur le revenus et sur les plus values. Désormais, le prochain épisode devrait être une nouvelle hausse de la CSG. Plus que jamais les stratégies de déficit foncier deviennent incontournables pour les détenteurs d’immobilier. Pour quelle raison ? Parce que ce sont les seules à vous faire diminuer les prélèvements sociaux. Vous n’avez pas encore passé le pas ? Il n’est pas trop tard. Le retour de l’inflation et les taux d’intérêts historiquement bas sont deux vecteurs de performance pour l’immobilier. Mais gardez en tête la règle majeur de l’immobilier. Quel est le critère principal à respecter pour un bon investissement immobilier ? L’emplacement, l’emplacement et rien que l’emplacement. Et cela quelque soit le type d’immobilier acheté (nu, meublé ou géré).