Sélectionner une page
Vu trop souvent comme un simple moyen de subvenir à ses besoins matériels, la première création d’entreprise est un acte extrêmement fort dans une vie. Cette « naissance » aura un impact aussi bien côté professionnel que personnel pour le nouvel entrepreneur. Sortir du confort de salarié ou d’étudiant n’est pas chose aisée. Pour autant, cela représente un véritable levier pour s’enrichir et redevenir maître de son avenir. Vous aimez aider les autres et bâtir par vous même quelque chose. L’entreprenariat est fait pour vous. Mais pour réussir une création d’entreprise, il est indispensable de se poser les bonnes questions : paroles d’entrepreneur !

1 – Avant tout projet de création d’entreprise, étudiez votre situation personnelle

Un licenciement est très souvent le moteur de la création d’entreprise. Vous avez une expertise dans un domaine d’activité. Souvent un manque de reconnaissance de votre hiérarchie qui vous conduit à cette situation. Ou bien vous sortez de l’école et vous souhaitez vous avez un projet qui vous tient à coeur. Avec une groupe d’amis, vous décidez de vous plonger dans une belle aventure entrepreneuriale. Mais la première question à se poser : est-ce que votre situation personnelle vous laissera le temps d’atteindre le succès ? Rien n’est moins sûr. Quoi de plus frustrant que devoir arrêter une activité professionnelle dans laquelle on croit faute de moyen. Surtout si on s’y est investi pendant plusieurs mois, voire années. Au delà d’un simple Business Plan sur votre future activité, il est primordial de faire une étude approfondie de votre situation personnelle avant de vous lancer. Connaissez-vous vos droits en terme de protection sociale ? Quelles sont les ressources (humaines, matérielles ou financières) à votre disposition pour monter votre projet ? Quelles seront les charges fiscales que vous aurez à supporter lors du démarrage de votre activité ? Cela permettra d’établir un bilan de trésorerie personnel et de déterminer à quel moment vous serez obligé de vous verser une rémunération.

2 – Définissez vos suspects et réalisez une étude de marché, même si c’est par vous-même

En général, il est toujours plus facile de construire une offre produit que de savoir qui est près à vous l’acheter. Et pourtant, la clef de la réussite passera par capacité à adopter un discours adéquate par rapport à votre cible. Mais aussi cela vous permettre de choisir les canaux de communication où se trouvent vos futurs clients. Mieux connaître ces futurs clients est la manière la plus simple de pouvoir adapter offres à ces derniers. Cela semble plein de bon sens. Mais je vous assure que dans le feu de l’action, peu d’entrepreneur prenne le temps d’effectuer ce travail préparatoire. A titre personnel, j’utilise la technique des Buyer Personas. Les ressources personnelles mobilisables n’étant pas infinies, il est bon de savoir où l’on va dans les premiers mois de vie de l’entreprise. Faire un mauvais choix sur le canal de distribution ou devoir modifier substantiellement son offre produit après quelques mois d’activités. Ce sont autant de facteurs qui vous feront perdre du temps, par conséquent de l’argent et surtout de la motivation. Trop d’erreurs peuvent rapidement vous mener à l’échec. Surtout si vous êtes livrés à vous-même dans le cadre d’une entreprise individuelle. Pour éviter tout cela, une seule solution : faire une étude de marché.

Vous sortez de l’école

Profitez de votre statut d’étudiant en utilisant les réseaux sociaux afin de construire votre propre étude de marché. Rien de tel qu’un mémoire de fin d’étude sur un thème pour obtenir facilement de l’information. Votre offre future s’adresse à des particuliers. Rien de tel que Facebook pour diffuser un questionnaire à faire remplir à des clients potentiels. Si par contre votre offre s’adresse à des particuliers, vous avez Linkedin à votre disposition.

Vous êtes déjà dans la vie active

On pense rarement à lui, mais Google est le plus bel outil de ciblage d’intention client qui soit. Rien de mieux que de créer une page de vente sponsorisée afin de voir si elle est susceptible de séduire des clients. Et cela même si votre offre n’est pas complètement finalisée. Il n’y a rien de grave que de posséder des clients avant d’avoir quelque chose à leur vendre. Il faudra juste ne pas trop les faire patienter.

3 – Le poids des mots et la force du réseau

Lorsque l’on est entrepreneur, on se sent rapidement seul. Et lorsque l’on est créateur s’est encore pire ! Il faut trop souvent tout faire soi-même au détriment de l’activité commerciale qui reste le nerf de la guerre des petites entreprises. Comment faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’entreprise ? Avez-vous pensez à intégrer un réseau de chef d’entreprise ? Trop souvent vu de manière péjorative, les réseaux professionnels sont un excellent moyen de faire connaître votre activité (Dynabuy) ou alors d’enrichir votre carnet d’adresse par des recommandations ciblées de prospects (BNI). Cela ne vous plairait pas d’avoir une force commerciale externe composée de 40 commerciaux de chocs pour moins de 1 500 euros par an ? Si vous habitez à coté de Cergy Pontoise (95), je serai ravi de vous inviter aux réseaux auxquels je participe afin que vous puissiez découvrir ce que cela peut vous apporter.

4 – Bâtissez votre stratégie de communication

Quand on créé une entreprise, avoir une offre produit c’est bien. Mais savoir comment on va pouvoir acquérir ces clients, c’est mieux !

Malheureusement, l’habit fait trop souvent le moine

Ce sont parfois les petits détails qui font les apparences. Première chose à faire quand vous souhaitez vous lancer dans un projet entrepreneuriale, soignez votre image personnelle. Vos futurs clients, surtout s’ils sont jeunes, auront un réflexe assez naturel de vous Google-iser. Normalement, cela ne fait pas mal, sauf si on trouve de superbes photos de vos vacances ou fêtes un peu trop arrosées en première page. Alors restreignez au maximum les accès à vos réseaux sociaux personnels. Il vaut mieux une belle page Linkedin dans votre cas qu’une page Facebook trop imagée. Côté pro, je vais vous raconter une anecdote qui m’est arrivé lors de la création de ma seconde structure. Venant des grosses structures, il avait envie que l’entreprise que nous allions créer ait un coté très institutionnelle, surtout qu’elle gravite dans le milieu du patrimoine. J’ai convaincu mon associé de passer par un graphiste pour avoir un logo et une identité visuelle. Nous sommes passés par un graphiste qui a travaillé le pictogramme et la police du logo. Je peux vous dire que l’objectif a été atteint à 200% ! Lors d’un des premiers rendez-vous avec un prospect, la personne m’annonce qu’elle nous connaissait déjà et qu’elle avait déjà vu notre logo. Aucune action de communication n’ayant été menée, cela relèverait du miracle. Surtout que ce miracle s’est reproduit à maintes reprises par la suite.

Un site Internet oui, mais pourquoi faire ?

On pense trop souvent qu’il faut avoir un site Internet afin de trouver de nouveaux clients. Mais est-ce une vérité ? J’aime reprendre les mots des personnes qui s’occupent de ma communication web. On pense trop souvent que faire un site web, c’est comme mettre une affiche 4 par 3 dans le métro aux heures de pointe. On a la certitude qu’elle soit vu, lu et donc qu’elle vous apporte des sollicitations de prospects. Mais au final, votre site sera finalement un post-it dans un immense désert. A vous de fabriquer l’Oasis qui le rendra attractif et le balisage nécessaire pour que votre cible client puisse la trouver. Mais une chose est sûre, c’est qu’une stratégie Internet cela ne s’achète pas, cela se construit. Tout comme la création d’entreprise me direz vous.

Du contenu, du contenu, du contenu

Il vaut mieux avoir un blog ou des réseaux sociaux mis à jour régulièrement, plutôt que d’avoir un site Internet vitrine aussi joli soit-il. Malheureusement, Google juge la pertinence de nos pages sur leur contenu et notre capacité à renseigner les lecteurs sur le sujet précis qu’ils ont tapé dans la barre de recherche. Et finalement, produire du contenu, ce n’est jamais une perte de temps. Car finalement, tout est réutilisable. Une vidéo peut devenir un podcast. Vous produisez du contenu expert autour d’un thème, rien ne vous empêche par la suite de la réunir et de créer un livre blanc. Rien ne vous empêche de publier un livre tout court. Il existe certains imprimeurs qui vous permettront d’imprimer vos ouvrages à compte d’auteur pour un prix raisonnable. Quel impact si demain vous devenez écrivain vis à vis de votre auditoire ! Vous avez travaillez sur un cas client intéressant qui pourrait intéresser d’autres personnes dans le même cas, rendez le anonyme et publiez ce résultat. On pense ne jamais avoir le temps de produire du contenu. Mais au final, ce n’est pas si compliqué. Le plus dur est que cela devienne une habitude.

5 – Et la partie administrative dans tout cela ?

La dernière marche à franchir est la constitution du dossier et le dépôt des pièces au greffe. Si l’étude personnelle a correctement été effectuée et que la cartographie des associés est clairement définie, vous n’aurez aucun mal à choisir le type de société (Auto-entreprise, EI, SARL, SAS, SA) qui vous correspond. Je vous incite à faire appel à un professionnel dans cette ultime démarche avant le grand saut. Un expert comptable ou un conseiller patrimonial pourra vous aider sur le sujet à moindre coût. Mais croyez moi, si vous en êtes à cette étape, c’est que vous avez fait 95% du travail préparatoire nécessaire à la réussite de votre projet. Une fois cette étape passée, vous entrerez dans le beau monde des chef d’entreprise !